Vatican II et la réforme de la liturgie de la messe

Le but de cette réforme était d’ouvrir la porte à la « participation pleine, active et consciente de toute l’assemblée ». Depuis le 6° siècle, une distance s’était progressivement introduite entre l’assemblée et les ministres chargés du culte ; le latin, de moins en moins compris, introduisait une distance entre les mots dits ou chantés et leur sens ; la musique était devenue l’affaire des spécialistes, au lieu d’être une forme de la participation des fidèles. La Constitution sur la Liturgie a replacé au cœur de la liturgie le mystère pascal du Christ, c’est-à-dire sa mort et sa résurrection, Alliance définitive et réalisation du Salut. Elle a remis en valeur l’assemblée comme sujet premier de la célébration. Les baptisés sont des participants actifs de la célébration. Elle a rappelé que la liturgie est faite de signes qui doivent signifier, que tout rite doit avoir un sens. Les signes ne se donnent pas à voir. Ils donnent à voir. Ils sont là pour que nos yeux s’ouvrent sur autre chose. Rappelons-nous la parole de Paul aux Romains « Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir vos personnes et vos vies en sacrifice saint capable de lui plaire. C’est là pour vous le culte véritable ».

Aline de Boissière