Sainte Julienne du Mont-Cornillon (1192-1258)

Sainte Julienne du Mont-Cornillon (1192-1258)

Orpheline, Julienne fut placée avec sa sœur Agnès dans le couvent du Mont-Cornillon, en Belgique actuelle, où elle fut formée aux vertus religieuses. Son cœur s’accorda à ses pratiques, et même s’y perfectionna. Elle fut admise parmi les sœurs dès 14 ans et elle s’épanouit en contemplation et obéissance. A 16 ans, elle eu une vision spéciale. Une nuit, elle vit le globe de la lune rayonnant de lumière. Mais une ligne noire et obscure en traversait le diamètre. Elle parla de ce singulier événement autour d’elle, mais personne n’en comprit la signification. Pourtant la vision revenait toujours à son esprit. Elle priait Dieu de lui en révéler le mystère. En 1210, une voix s’adressa à elle durant son sommeil : « L’Église militante est figurée par le globe de la lune. La tache qui en cache une partie signifie qu’il manque une fête dont Dieu veut l’institution ». Ce sera la "fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ", très populaire sous le nom de Fête-Dieu. Cette révélation remplit l’âme de Julienne d’une joie inexprimable, et plus tard, elle livra son secret au chanoine Jean de Lausanne qui l’écouta favorablement. La fête fut célébrée pour la première fois dans le diocèse de Liège en 1247. Jacques Pantaléon, ancien archidiacre de ce diocèse, devenu pape sous le nom d’Urbain IV, institua la fête pour l’Église universelle en 1264. Julienne passa le reste de sa vie recluse, accompagnée seulement d’une sœur appelée Ermentrude. Elle s’endormit dans le Seigneur le 5 avril 1258. Père Sébastien Neuville