Pourquoi ne pas communier sous les deux espèces ?

Lorsque le prêtre prononce ces paroles : « Ceci est mon corps », c’est le corps glorieux du Seigneur qui devient présent. Le corps et le sang du Sauveur, son âme et sa divinité, présents sous les apparences du pain. Puisque, là où est le corps, se trouvent toujours, depuis la résurrection, le sang, l’âme et la divinité. Et lorsque le prêtre dira : « Ceci est mon sang », c’est le sang du Christ qui sera présent mais, comme le Seigneur est ressuscité, ce sang est uni à son corps, son âme et sa divinité. En sorte que, en vertu des paroles de la consécration, nous avons la même réalité qui se trouve tout entière présente sous les apparences du pain, tout entière présente sous les apparences du vin. Par conséquent, communier sous une espèce ou deux espèces, c’est absolument la même réalité totale qui est reçue. C’est le Corps du Christ : son corps, son sang, son âme et sa divinité que nous avons sous chacune des espèces. Par crainte de répandre du précieux sang, et aussi pour des raisons pratiques, l’Eglise a donc souhaité que les fidèles laïcs ne communient - sauf exception - qu’à l’hostie consacrée.

Père Hervé Rabel