Père Rabel le 4 septembre 2016

        23ème dimanche du temps ordinaire ‘C’ - Saint-Pierre - 4 septembre 2016

 

 

1) Jésus « fait route » avec les foules…

     Le Christ fait route avec nous, il nous accompagne. Louis de Funès : ‘Jésus a été pour moi le radieux compagnon de ma vie’. Mais ici, il s’agit des foules et on sait combien elles sont versatiles, peu fiables, dans l’Evangile ! Mais c’est quand même quelque chose : accepter d’être avec le Christ.

     Oui, Jésus est vraiment notre ‘bon berger’, qui nous précède sur ce chemin de notre vie. Mais ici, attention, il s’agit d’une route qui monte vers Jérusalem. Un peu plus haut, St Luc précise : « Jésus, le visage déterminé, prit la route vers Jérusalem ». Cette route avec le Christ, ce n’est pas n’importe quelle route. Ce bon berger, où souhaite-t-il que nous allions, avec lui ?

 

2) Jésus fait route… mais « il se retourne ».

     A 9 reprises au moins dans l’Evangile, il y a ce mouvement du Christ, qui ‘se retourne’. A des moments différents, et toujours importants. Soit pour donner confiance, soit pour réprimander, ainsi Pierre, lorsqu’il se leurre sur le Christ, lorsqu’il le trahit. Et puis, enfin, sur le chemin de croix, par rapport aux femmes. Et, en St Jean, dans l’appel des premiers disciples.

     Pourquoi se retourne-t-il ? Mais pour un face à face ! Pour que les regards se croisent. Pour lancer un appel fort. Finalement, pour faire de nous non simplement des compagnons, un peu déresponsabilisés, mais de vrais disciples. Voyez la 2ème lecture : « à cause du Christ Jésus » dit St Paul… Un appel, pour chacun, en ce début d’année à faire un arrêt, un moment de réflexion : Jésus se retourne et me demande d’être disciple.

 

3) Jésus se retourne… pour nous dire de changer de vie

     « Porter sa croix, renoncer… ». Paroles apparemment très dures, voire incompréhensibles. Mais qui ont comme signification un appel fort à se convertir : marcher avec le Christ, oui, mais en disciple. C’est-à-dire prendre, avec Jésus, le chemin vers Jérusalem. Sinon : « il ne peut pas être mon disciple ».

     Etre chrétien, ce n’est pas faire partie de ‘l’association des amis de Jésus’. Mais accepter une vrai conversion, qui peut passer par la croix. C’est se battre contre le péché qui nous alourdit et devenir de bons ouvriers pour le Royaume. Le psaume nous dit : « apprends-nous la vraie mesure de nos jours » : en cette rentrée, posons les vraie fondations, qui est le Christ. Acceptons ce combat spirituel, avec l’aide de la Parole et de la grâce. Acceptons résolument, c’est tout l’enjeu de nos messes, de marcher avec le Christ et pour lui, vers Jérusalem.

    

    

Père Hervé Rabel