Père Rabel le 2 juillet 2017

            13ème dimanche du temps ordinaire ‘A’ - Saint-Pierre - 02 juillet 2017

 

 

1) Aimer le Christ

     « Celui qui aime son père, sa mère, son fils, sa fille… ». Choquant. Se rappeler qu’on est en Orient, et aussi style oral, donc doit frapper. Voir cela comme un appel très fort du Christ à l’aimer – plutôt à répondre à son amour. Paradoxe… mais, comme pour les apôtres, doit nous marquer, nous bousculer… nous sortir de nos indifférences. Devenir vivante réponse d’amour. La prière sur les offrandes de dimanche dernier disait : ‘afin que nos cœurs t’offrent un amour qui réponde à ton amour’…

     Comment être dignes du Christ ? Impossible. Cf. ‘Seigneur, je ne suis pas digne…’ avant de communier. Personne n’est digne. Mais appel à quémander la grâce de répondre le moins mal possible. Cette même prière de dimanche dernier précisait : ‘afin que nos cœurs, purifiés par la puissance du sacrifice…’. L’été est là : pendant ces mois juillet/août, ne pas relâcher notre quête de Dieu. 6 fois le verbe ‘accueillir’ dans cet évangile : garder notre cœur ouvert pour accueillir le Seigneur qui vient.

 

2) Suivre le Christ

     « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi ». La aussi, quelle confiance ! Le Christ nous veut ‘dignes de lui’. Il veut nous élever, nous montre les sommets. Car il ne suffit pas de l’aimer, de dire ‘Seigneur, Seigneur…’, mais de Le suivre. Là encore, un paradoxe : prendre sa croix. Qu’est-ce à dire ? Si ce n’est ne pas nous arrêter en chemin, aller jusqu’au bout de notre désir de servir, d’aimer, de donner.

     Voici venu ce temps de vacances. Comment demeurer fidèle pendant ces semaines ? Car c’est bien difficile, en vacances, de tenir notre rythme habituel. C’est encore paradoxal, alors que nous sommes censés avoir plus de temps libre. Rester accrochés à la lecture de la Parole, bien sûr à la messe, mais aussi garder ces temps réguliers de prière, oraison, adoration. Le Christ n’est pas en vacances. Pourquoi ne pas lire le questionnaire disciple/missionnaire distribué la semaine dernière ?

 

3) Perdre sa vie à cause du Christ.

     La encore, c’est bien paradoxal. Car il y a vie… et vie. « Qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera ». Perdre une certaine vie, superficielle, à la surface de notre être, pour trouver la véritable vie que nous donne le Christ. Opter pour cette vie en plénitude. Relire ce passe des Romains où St Paul nous montre que le baptême nous « met au tombeau », c’est-à-dire enterre ce style de vie, ou plutôt de survie. Appel à quitter un certain mode de vie.

     Profitons de cet été pour renouveler le choix qui nous a été proposé de devenir ‘disciple/missionnaire’, en vivant les 5 dynamismes que sont : la prière, la vie fraternelle, la formation, le service et l’évangélisation. Avec une attention, marquée dans l’évangile de ce jour, pour les + petits : « celui qui donnera à boire… à l’un de ces petits ». Vous savez qu’aujourd’hui, le + petit est de + en + attaqué, réduit à rien. Ainsi l’enfant réduit à n’être plus qu’une marchandise, un produit fabriqué. On pourrait s’assoupir pendant les chaleurs de l’été : il nous est demandé, au contraire,  de nous réveiller !

   Père Hervé Rabel