Monsieur le curé, ou Monsieur l’abbé, ou le père untel...a toujours tort !

Si, à l’occasion, il prolonge son homélie de quelques minutes, il nous endort ;

S’il est bref, il ne s’est pas fatigué ;

S’il élève la voix, il crie ;

S’il parle normalement, on ne comprends rien ;

S’il s’absente, il est toujours sur les routes ;

S’il ne bouge pas, il n’est pas dans le vent ;

S’il fait des visites, il n’est jamais chez lui ;

S’il est au presbytère, il ne fait jamais de visites ;

S’il parle finances, c’est qu’il aime trop l’argent ;

S’il ne parle pas d’argent, on ne sait pas ce qu’il en fait ;

S’il organise des fêtes, il nous fatigue ;

S’il n’organise rien, la paroisse est morte ;

S’il prend son temps avec les gens, il n’en finit pas ;

S’il se dépêche, il n’écoute pas ;

S’il commence les offices à l’heure, sa montre avance ;

S’il commence une minute trop tard, il retarde tout le monde ;

S’il restaure l’église, il gaspille l’argent ;

S’il ne l’a fait pas, il laisse tout aller ;

S’il est jeune, il manque d’expérience ;

S’il est vieux, il devrait prendre sa retraite…

Et s’il s’en va, il n’y a pas personne pour le remplacer…

Toute similitude avec des personnages existant ou ayant existé, serait purement fortuite.