Luc Martel le 13 mars 2016

Introduction :Aujourd’hui trois lectures nous montrent la dynamique engendrée par le Christ de celui qui se laisse toucher, guérir, et qui se tourne vers l’avenir.Dieu ne cesse son travail de création, l’histoire est celle d’une montée, d’un progrès, d’une création nouvelle.

« Voici que je fais une chose nouvelle, elle germe déjà, ne la voyez vous pas ! »C’est bien de l’homme et du Christ qu’il s’agit ! Dieu ne cesse son travail de création, l’histoire est celle d’une montée d’un progrès, d’une création nouvelle .Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né dans le Christ.

Saint Paul lui n’a pas atteint la perfection, il poursuit sa course, pour tacher de saisir, puisqu’il a été saisi par le Christ Jésus comme une créature nouvelle. A nous aussi « créature nouvelle », par le baptême de nous laisser toucher par la dynamique de Jésus.

« Moi je ne te condamne pas .Va, désormais ne pèche plus, »réfléchissons et prions ensemble avec cette phrase.

 

Moi je ne te condamne pas :

jésus se baisse, pour mettre chaque accusateur devant sa conscience. On mesure la délicatesse de jésus, jésus est à la fois exigeant et miséricordieux envers la femme . Il ne dit pas que cela n’est pas grave, il ne contredit pas l’interdit de l’adultère. Mais d’un mal il va proposer de rebondir, avons-nous comme Jésus pour cette femme, autant d’égards sur celui que l’on pourrait juger ? « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés .Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnez .Pardonnez et l’on vous pardonnera .Car on utilisera pour vous la même mesure que vous utilisez pour les autres »

VA

Isaïe nous dit ne faites plus mémoire des évènements passés, c’est avec Dieu que l’on peut faire une chose nouvelle .Seul,l’appui de Dieu fait passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides.

VA cela veut dire,comme Patrice de la tour du pin : « ne te replies pas sur toi-même, comme si Dieu faisait ainsi ! Quand tu aimes que Dieu t’aimes, ouvre ton cœur et fait comme lui. »

Teilhard dans son intelligence nous dit : « il n’y a qu’un seul ennemi contre lequel j’aimerai vraiment lutter jusqu’à donner ma vie : l’immobilité.

VA dans l’escalade, on n’escalade pas en étant statique, même en ayant trois points d’appui, mais on passe les difficultés, les passages, en mouvement.

VA c’est le message d’Anne Courtet une paroissienne décédée : « la vie est belle, j’ai fait la rencontre de la présence de Dieu, la vie a un sens, que l’issue en est le bonheur ; vivez votre vie à fond en essayant de vous affranchir des pressions autour de vous ».

VA c’est l’esprit d’entreprendre dans le mouvement : considérer que demain est à construire. Que nous n’évoluons pas dans un monde figé, mais dans une création en cours et,que l’on a y participer. Ne cherchons pas à diminuer les risques, en ajoutant des ralentissements aux ralentissements, n’es-ce pas aussi cela le péché : le ralentissement, le frein à nos projet de mouvements.

Désormais

prendre une décision c’est dire : désormais comme ,s’engager à lutter contre les tentations.

Désormais ,cela engendre un changement d’attitude, même si on recommence à pécher, on se reprendra pour suivre le cap que désormais on a fixé.

Ne pêche plus

Jésus nous invite à la liberté : « désormais ne pêche plus » .Car le péché rend esclave celui qui vit dans le péché.Enseigne nous Jésus  « ta loi de liberté ».

La parole de Dieu, priée ,nous dynamise et par la même ,nous détourne de la tentation. Ainsi je prie avec cette parole de St Jacques : « parlez et agissez comme des gens qui vont être jugés par une loi de liberté .Car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n’a pas fait miséricorde, mais la miséricorde se moque du jugement ».

 

Conclusion : Le message de la parole de Dieu aujourd’hui,c’est de nous aider à nous mettre en mouvement, ne pas ralentir, ne pas freiner, de nous tourner vers cet avenir qui est devant nous .Pour nous aider à participer à la vie de la société, de nos communautés, de nos proches et de nous-mêmes. Je crois qu’avec ces paroles nous sommes invités à risquer, à participer, à ce qui est en genèse, et non se placer du coté de l’observateur, même si on ne sait pas où cela nous entraîne, « le mouvement » !

Luc Martel