Les vertus sont-elles obsolètes ?

En début d’année la coutume veut que l’on reprenne de bonnes habitudes. Pour édifier notre vie morale, on s’appuie souvent à notre insu, sur les vertus « cardinales ». Ce mot ne vient pas d’un grand de l’Eglise, mais du latin « cardo » ou pivot. Ces quatre vertus sont les dispositions du cœur à agir pour accomplir le Bien. Une vertu fait grandir la liberté intérieure. La prudence est la sagesse pratique pour discerner et agir selon les circonstances de la vie ; elle s’apparente au bon sens. La force est la vertu morale du courage. Elle permet de résister aux sollicitations, aux tentations, à tous ces désirs contraires au Bien ; en lien avec la volonté, elle s’appuie sur le don de force de l’Esprit Saint. La tempérance permet à nos désirs d’être purifiés ; c’est un moyen terme entre l’excès en tout et l’insensibilité qui serait raideur ; son corollaire est la maîtrise de soi dont parle St Paul comme un fruit de l’Esprit. Enfin la justice est la volonté de rendre à chacun ce qui lui est dû selon l’ordre moral. Est juste celui qui vit en obéissant aux prescriptions de toutes les vertus. Si Saint Joseph mérite le nom d’homme juste dans l’Evangile, seul le Christ est Le Juste.

Caroline Monin