L’hymne aux Philippiens

Du dimanche des Rameaux aux premières vêpres jusqu’au Samedi Saint aux vêpres, la liturgie nous propose à plusieurs reprises la lecture de l’hymne aux Philippiens (Paul, ch2, 6-11). Cette insistance vise à nous mettre dans la « condition » de vivre avec le Christ sa Passion, de communier à ses souffrances, afin de mieux vivre avec lui sa Résurrection le jour de Pâques. La sûreté doctrinale de Paul est nette. Jésus est Dieu. Mais en prenant chair humaine, pendant sa vie d’homme, il a pris la condition de serviteur. Il s’est « abaissé ». Il a vécu jusqu’au bout, en obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur une croix. Mais Dieu son Père l’a « exalté », et lui a donné le Nom qui surpasse tout nom. Car au nom de Jésus, tout genou fléchit et toute langue proclame qu’il est Seigneur. Ce résumé du mystère de la Passion/Résurrection du Christ nous est offert pour méditer. Il y a comme une progression dans le texte, bien mise en lumière dans la liturgie lorsqu’on le lit comme un cantique pour la prière. La pédagogie divine est encore une fois rappelée par l’Eglise qui nous fait prendre conscience de notre condition d’homme appelé à la divinisation : en suivant l’exemple de Notre Sauveur nous sommes sur le bon chemin vers Pâques !

Caroline Monin