L’exil

La première lecture de ce jour évoque l’infidélité d’Israël, la destruction de Jérusalem, la déportation à Babylone puis le retour à Jérusalem. Ce passage de la Bible révèle le Dieu trois fois Saint, qui ne peut pactiser avec le mal, mais reste infiniment fidèle à son Alliance. Au cœur de l’épreuve de la déportation, comme durant la traversée du désert, Dieu reste présent à son peuple. Les prophètes appellent sans cesse à la conversion et promettent le renouveau. L’exil est ainsi un temps de renouveau spirituel : les juifs se remémorent leur histoire et la fidélité de Dieu. (Beaucoup des livres de la Bible ont été écrits à cette époque). Les croyants se réunissent pour prier : de cette époque datent les synagogues. Ainsi se prépare un Israël nouveau et se fortifie l’espérance du Retour. Pourquoi l’Eglise nous propose-t-elle aujourd’hui ces textes ? Dans la déportation à Babylone et le retour triomphal à Jérusalem, elle lit une expérience pascale de mort et de résurrection. Au cœur de notre Carême et au moment où les catéchumènes se préparent à recevoir le baptême, elle nous invite à entendre une fois de plus l’appel à la conversion, à l’attente de la Jérusalem céleste. Saint Paul (2° lecture) rappelle : « Dieu est riche en miséricorde … avec le Christ il nous a ressuscités. »

Aline de Boissière