L’épitre de saint-Jacques

L’Eglise nous donne à lire l’épître de saint Jacques une fois tous les trois ans, en cinq extraits. Elle fait partie des sept épîtres dites « catholiques », (une de Jude, une de Jacques, deux de Pierre et trois de Jean). Elles sont appelées ainsi sans doute parce que la plupart d’entre elles ne sont pas adressées à des communautés ou à des personnes particulières, comme le sont les lettres de Paul. Elles visent les chrétiens en général, souvent des juifs convertis, que Jacques appelle « les douze tribus de la dispersion ». Ce texte est traditionnellement attribué à Jaques « frère du Seigneur », chef de la communauté chrétienne de Jérusalem, et non à Jacques, fils de Zébédée ou à Jacques, fils d’Alphée. (« Jacques » a la même origine que « Jacob »). Cette épître a sans doute été écrite vers les années 50 et 60. Elle ne comporte pas d’exposé doctrinal comparable à ceux de Paul ou de Jean, mais est un enseignement moral pratique, comme une catéchèse. Les principaux sujets abordés, de manière un peu décousue, sont le sens de l’épreuve, la tentation, la maîtrise de la langue, l’efficacité de la prière, la manière de célébrer le culte, l’avertissement aux riches et le respect dû aux pauvres (thème abordé en ce dimanche), ainsi que la foi et les œuvres.

Aline de Boissière