L’Epître aux Hébreux

Depuis la semaine dernière, nous lisons en deuxième lecture du dimanche des extraits de l’épître aux Hébreux. Le destin de ce texte fut divers, on douta de sa valeur de livre « inspiré » et de plus, on ne connaissait pas vraiment son auteur. Les Eglises d’Orient l’ont considéré comme étant de Paul. En Occident, jusqu’à la fin du IVème siècle, moment où elle fut introduite dans le « Canon des Ecritures » elle n’était pas lue dans les églises. L’auteur serait un chrétien cultivé, disciple de Paul. « Pour comprendre l’épître aux Hébreux, il faut se laisser dépayser et accepter d’entrer dans un autre monde » nous dit Michel Quesnel dans « La Bible et sa culture, Jésus et le N.T. ». Dans le texte de la semaine dernière (7 octobre), l’auteur nous montre Jésus qui par sa mort se montre solidaire des hommes et nous donne le salut. Il nous faits fils de Dieu et nous sommes alors « ses frères ». Dans notre lecture d’aujourd’hui, la Parole de Dieu est personnalisée, le texte parle de ses yeux, de son regard, elle est sévère. Il nous faut la prendre très au sérieux et lui être fidèle, ne pas « endurcir notre cœur » comme le dit le psaume 95, cité précédemment dans le texte, si nous voulons entrer dans le repos de Dieu ; elle est exigeante, mais reste Bonne Nouvelle pour les hommes. La semaine prochaine nous serons invités à garder ferme notre confiance en Jésus, le « grand ’prêtre » par excellence.

Elisabeth Gaffinel