L’Apocalypse

Le mot « apocalypse » au sens biblique du terme veut dire « qui se dévoile », qui « se révèle ». Dans le livre de l’Apocalypse, rédigé par le même auteur que le quatrième évangile, Jean utilise des symboles, des images, souvent empruntés à l’Ancien Testament , notamment à Ezéchiel ou au livre de Daniel, mais il parle à la première personne : « moi, j’ai vu.. » ; « il se sent investi par le fils de l’homme pour interpeller vigoureusement aussi bien les chrétiens que les païens. L’Apocalypse de Jean est une révélation de Jésus Christ qui appelle à la conversion et à l’espérance… C’est une méditation sur le Ressuscité à la lumière du vécu dramatique des communautés chrétiennes d’Asie » (Cf. la Bible et sa culture, DDB). Ici dans notre texte, l’Agneau représente Jésus mort et Ressuscité pour tous les hommes qu’il rassemblera autour de lui dans la vie éternelle, « où Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ». Quelle magnifique perspective ! Celle-ci est tout à fait en correspondance avec l’Evangile du Bon Pasteur de ce jour : « Je connais mes brebis, elles me suivent et personne ne les arrachera de ma main ».

Elisabeth Gaffinel