Le recueillement

  Il n’y a pas d’amour sans recueillement. Le recueillement est une démarche de la ferveur. Il est un besoin pour celui qui aime. Le recueillement en soi n’est pas grand-chose, mais là où il est absent ou faible, il n’y a pas de grand amour car un grand amour ne se passe pas de lui. Il est un symptôme et il est un moyen. Le recueillement aime le silence. « Le silence, disait Madeleine Delbrêl, n’est pas une évasion ». Il n’est pas une fuite des autres. Il est le « rassemblement de nous-mêmes au creux de Dieu. » Le silence nous permet de « recueillir » les traces du passage de Dieu, les indices de sa volonté. Le recueillement et le silence sont à la fois les portes et les fruits de l’oraison.  

Anne Viry