Le pain, le vin et le repas

Dans la prière que Jésus nous enseigne, le pain résume tous les dons de Dieu. Il est destiné à être partagé, comme lors de la multiplication des pains, où il est signe de la surabondance divine. Dans l’eucharistie, Jésus est le vrai pain de vie, descendu du ciel.

             Le vin « réjouit le cœur de l’homme ». Il symbolise tout ce que la vie peut avoir d’agréable. Aux noces de Cana, il annonce aussi la surabondance des dons de Dieu. Dans le sacrifice eucharistique, le vin de l’alliance nouvelle et éternelle est le vin nouveau qui fait éclater les vieilles outres. Le vin est signe du sang. Le sang est lié à la vie. Il est sacré car tout ce qui touche à la vie est en rapport étroit avec Dieu, seul maître de la vie. Le sang de l’agneau sur le linteau des portes en Egypte a sauvé les hébreux de la main des égyptiens. Par son sang versé, Jésus a livré sa vie par amour. Et cet amour fait toutes choses nouvelles.

Le repas a dans la Bible une valeur religieuse. Il exprime la communication de vie que Dieu fait à son peuple. La manne, l’eau du rocher, les cailles dans le désert, préfigurent le vrai repas, celui de Jésus.

Une hymne liturgique dit : « Prenez son corps dès maintenant / Il vous convie/ à devenir eucharistie / Et vous verrez que Dieu vous prend/ Qu’il vous héberge dans sa vie/ Et vous fait hommes de son sang.

Aline de Boissière