Le kérygme de la foi chrétienne

Les grandes confessions de  foi de l’Ancien Testament (Dt 26, 60 ; Jos 24, 2) se réfèrent aux événements de la sortie d’Égypte par lesquels  Dieu libère Israël, son peuple. Les premières confessions de foi chrétiennes proclament que Jésus apporte un salut définitif pour toute l’humanité.

             Dès la Pentecôte, la Résurrection de Jésus devient le centre ou kérygme (du grec ‘kerygma’) de la prédication apostolique, parce qu’elle se révèle l’objet fondamental de la foi. C’est avant tout un témoignage rendu à un fait : « Jésus a été crucifié et il est mort, mais Dieu l’a ressuscité et, par lui, il apporte aux hommes le salut. » C’est la catéchèse de Pierre aux juifs et de Paul aux juifs et aux païens. C’est leur confession de foi, le contenu même de l’expérience pascale : « Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins. » (Act 2, 32).

C’est par de telles formules,  des énoncés de foi un peu stéréotypés, que s’ébauche peu à peu le « credo » qui est au cœur de notre foi. Ce contenu essentiel que, chrétiens de toutes confessions, nous avons proclamé ensemble à l’aube de Pâques, sur le Parvis de La Défense : « Christ est ressuscité. Oui, il est vraiment ressuscité. Alleluia 

Anne Viry