La Miséricorde

  Au terme de l’octave de Pâques l’Eglise célèbre « la divine miséricorde » à l’initiative du pape Jean-Paul II, rappelé à Dieu en cette fête. « Voici que le Fils de Dieu, dans sa résurrection a fait l’expérience radicale de la miséricorde, c’est-à-dire de l’amour du Père, plus fort que la mort. Le Christ se révèle Lui-même comme source inépuisable de la miséricorde, de l’amour qui doit continuellement se montrer plus fort que le péché. (…) Le Christ de Pâques est l’incarnation définitive de la miséricorde, son signe vivant ! » (JP II). A plusieurs reprises dans l’Evangile, Jésus nous invite à vivre de la « miséricorde » : « C’est la miséricorde que je désire, et non le sacrifice ! » (Mt. 9, 13) – Le Christ va même plus loin en faisant de la miséricorde un chemin explicite vers le bonheur, une béatitude : « Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ! » (Mt. 5,7). Lorsque le Pape François nous invite à manifester notre « tendresse » aux autres, il s’agit bien pour nous d’un appel à incarner la miséricorde, cette « tendresse divine » qui est celle d’un cœur qui se penche sur la misère de l’autre (miseri-cordia, en latin).

Olivier Verney