La logique de la résurrection

Une homélie de St Ephrem (IVème siècle) nous explique que « Dans le corps qu’il [Notre-Seigneur] avait, la mort l’a fait mourir ; et c’est par les mêmes armes qu’il a remporté la victoire sur la mort. Sa divinité, se dissimulant sous l’humanité, s’est ainsi approché de la mort, qui a tué… et en est morte : la mort a tué la vie naturelle, mais la vie surnaturelle, à son tour, a tué la mort ». C’est bien la croix qui est la source du salut ; c’est ce qu’écrit Maurice Zundel (Ta Parole comme une Source) : « Aussi bien faut-il voir dans la mort de Jésus un miracle, d’une certaine manière, plus grand que celui de la résurrection parce que, justement, la mort est en contradiction avec les principes les plus profonds de Son Etre (…) C’est la mort qui est une contradiction, et c’est la résurrection qui est dans la logique du Grand Vivant qu’il est ». Et il insiste (dans Silence et Vie) : « Car le vrai miracle, ce n’est pas que Jésus soit ressuscité, c’est qu’il soit mort (…). Il n’est mort que pour les autres, en se substituant à eux ».

Père Hervé Rabel