La ferveur, perfection de la charité

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme il me tarde que déjà il soit allumé » (Lc. 12,49) ! La puissance de la résurrection du Christ est comme un feu ! Un feu qui brûle sans consumer, à l’image du buisson ardent qu’aperçut Moïse au désert et qui est comme la signature du Dieu Vivant : « JE SUIS CELUI QUI EST ». Un feu dont la brûlure a inscrit sur le linceul de Turin (le « Saint-Suaire ») l’image du corps d’un crucifié dont nous savons qu’il ne peut être que celui de JESUS : DIEU SAUVE ! Chaque chrétien, par la ferveur de sa vie est responsable de la propagation de ce feu en se laissant lui-même « brûler » par l ’Amour. Saint François de Sales (1567–1622) nous y invite en ces termes : « La ferveur (on appelait cela à son époque « la dévotion ») - est la perfection de la Charité. Si la charité est un lait, la ferveur en est la crème. Si elle est une plante, la ferveur en est la fleur. Si elle est une pierre précieuse, la ferveur en est l’éclat ; si elle est un baume précieux, la ferveur en est la suave odeur qui réjouit les hommes et les anges ! ». (« Introduction à la vie dévote »).

Olivier Verney