L'Agneau de Dieu

            Dans l’Evangile de St Jean, Jésus est désigné comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 29 puis Jn 1, 36). L’agneau est un symbole de douceur et de non-violence. Cette référence à l’agneau renvoie à trois passages de la Bible, qui éclairent le sens de cette image :

· L’agneau du Livre de l’Exode (Ex 12, 3) : l’agneau égorgé lors de la Pâque exprime le salut apporté au peuple juif par Dieu (le sang de l’agneau marque les maisons des juifs et les protège de la 10ème plaie d’Egypte) ;

· L’agneau du Livre du Prophète Isaïe (Is 53, 7) : l’agneau symbolise le serviteur souffrant qui prend sur lui la condition pécheresse du monde (en araméen, le même mot désigne à la fois l’agneau et le serviteur) ;

            L’agneau de l’Apocalypse (Ap 5, 6) : c’est l’agneau immolé mais dressé (en signe de résurrection) qui l’emporte dans le combat contre le péché.

            Le Christ, Agneau de Dieu, est immolé (la Croix) puis mangé (la Cène), lors de la Pâque Juive (la Semaine Sainte pour les chrétiens) et il apporte le salut au monde. Pendant la messe, au moment de l’Eucharistie, l’Assemblée demande à Dieu d’apporter à nouveau le salut au monde (« Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde, donne-nous la paix »).

Emmanuel Commaret