Eucharistie

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui » (Evangile selon St Jean, 6, 56).
On réduit parfois l’eucharistie à la « 1re communion ». Il est certes important de bien se préparer à recevoir pour la première fois le Corps du Seigneur.

Mais c’est chaque dimanche, le jour de la Résurrection, que Dieu nous donne rendez-vous pour ce repas sacré, qui nous rend contemporains du sacrifice de la croix, actualisé à chaque messe. Et le Seigneur nous attend avec impatience à chacun de ces rendez-vous !

« L’eucharistie fait l’Eglise », dit-on. Cela signifie que l’Eglise - mais aussi à travers elle le monde entier - ne vit, ne tient que par l’eucharistie. Avec elle, nous entrons dans le sacrifice du Seigneur pour être avec Lui cette ‘éternelle offrande à la gloire du Père’.

« Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où Il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la Croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’Il vienne, et pour confier à l’Eglise, son Epouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l’amour, signe de l’unité, lien de la charité, banquet Pascal dans lequel le Christ est reçu en nourriture, l’âme est comblée de grâce et le gage de la gloire future nous est donné » (Catéchisme de l’Eglise catholique, § 1323).

Il y a bien d’autres façons pour le Seigneur d’être présent ; mais, à la messe, il s’agit d’une présence toute particulière : présence « substantielle », « corporelle », où le Christ ressuscité, notre Dieu, se donne à nous avec son corps, son âme et sa divinité, sous les humbles apparences de l’hostie, pour faire de toute l’humanité un seul Corps et l’entraîner à sa suite, vers son Père, dans l’attente de sa venue dans la Gloire.