Esprit Saint, baptême et confirmation

Celui qui est « sans visage et sans voix » (B. Sesbouë, sj) est néanmoins partout présent dans la Bible et dans la vie de l’Eglise. C’est lui qui planait sur les eaux aux jours de la Genèse, et qui, du « tohu bohu » , du désordre primordial, fit surgir la création. Et Dieu vit que cela était bon. Ce fut comme un premier baptême, puisque, nous le savons, « baptiser » veut dire « plonger » dans l’eau, pour ressortir en créature nouvelle. C’est lui qui, lors du baptême de Jésus dans le Jourdain, plana sur lui. Et Dieu dit : « Voici mon fils bien aimé, écoutez-le ». Et dans le grand vent de la Pentecôte, c’est dans l’Esprit que les apôtres sont baptisés pour qu’ils soient témoins de la résurrection jusqu’aux extrémités de la terre, selon les dernières paroles du Christ : « Allez, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création, et baptisez toutes les nations ». Le feu, c’est lui aussi. Ecoutons P. de La Tour du Pin (hymne liturgique) : « Esprit de feu, toujours caché, jusqu’aux racines, par ta flamme, viens consumer en nous l’ivraie ; aux profondeurs de notre vie, viens enfoncer comme une lame la Parole qui sanctifie ». En ce dimanche de Pentecôte, où beaucoup vont recevoir le sacrement de confirmation, qui porte à son achèvement l’Esprit reçu au baptême, reprenons les paroles du Veni Sancte Spiritus : « A ceux qui se confient en toi et te reçoivent dans la foi, accorde tous tes dons. »

Aline de Boissière